Mésothérapie médicale

comment ça marche ?

Mise au point dans les années 50 par le Dr Michel Pistor, la Mésothérapie consiste à pratiquer des injections locales, très superficielles (dans l’épiderme) ou juste en-dessous (dans le derme).

Sa devise : “peu, rarement, au bon endroit”.

Son objectif est donc de traiter au plus près de leur origine les troubles ou les douleurs, avec des micro-doses et un minimum d’effets indésirables.

En effet, les produits actifs ne diffusent pas dans le reste du corps, ce qui permet de minimiser leurs effets secondaires et leur toxicité sur les autres organes (notamment le foie et l’estomac). La peau joue ainsi le rôle de « réservoir» et l’association de plusieurs techniques permet de cumuler des effets rapides mais peu durables et des effets plus lents mais plus persistants. Le patient profite ainsi pleinement de l’efficacité des médicaments, sans ses effets négatifs.

En pratique, comment cela se passe-t-il ?

Tout d’abord, toutes les mesures d’hygiène sont prises (matériel à usage unique, désinfection de la peau) afin d’éviter toute contamination ou infection.

Les injections sont pratiquées selon une technique manuelle ou à l’aide d’un pistolet automatique, comme c’est le cas au cabinet médical. Celui-ci assure un réglage précis de la profondeur de pénétration de l’aiguille et du débit et diminue la sensation de douleur liée à la pénétration de l’aiguille dans la peau, car celle-ci se fait alors beaucoup plus rapidement qu’à la main. 

Les injections ne sont donc que légèrement douloureuses dans la plupart des cas.

Les produits utilisés sont des médicaments injectables disponibles en Pharmacie : anesthésiques locaux, décontracturants, anti-oedémateux, anti-inflammatoires (mais jamais de corticoïdes), vasodilatateurs, vitamines, composés à effet trophique, anti-oxydants, etc, parfois des produits homéopathiques comme Arnica ou Melilotus.

Cependant, ce n’est qu’après un examen médical que votre médecin mésothérapeute peut concevoir son propre “cocktail” en fonction du trouble à traiter, éventuellement après avoir prescrit des examens complémentaires (radiographie, scanner,…) pour s’assurer du diagnostic. Le mélange peut d’ailleurs être modifié au cours des consultations en fonction de l’évolution des symptômes.

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La mésothérapie suffit-elle à elle seule ?

Cela dépend du diagnostic établi ; le recours associé à l’ostéopathie, la kinésithérapie ou les ondes de choc est parfois utile. 

Le plus souvent, dans les affections douloureuses, le traitement par mésothérapie a pour objectif une efficacité anti-inflammatoire locale. Il n’agit donc pas sur la composante mécanique éventuelle associée ou à l’origine de cette inflammation (ex : mauvaise position, choc, chute,…). On comprend donc l’intérêt d’associer une autre technique de prise en charge.

Qui peut en bénéficier ?

Tout le monde à priori. Le médecin prendra certaines précautions, par principe, chez les femmes enceintes ou allaitant leur bébé et chez les sujets allergiques, mais la Mésothérapie peut même être pratiquée chez les enfants, en particulier la technique superficielle, tout à fait indolore.

Chez les personnes âgées ou qui prennent beaucoup de médicaments, la mésothérapie est particulièrement intéressante du fait des faibles doses utilisées et du très faible passage des produits dans la circulation sanguine.

Ainsi, les anti-inflammatoires, souvent mal tolérés par l’estomac, sont ici administrés uniquement au niveau des zones douloureuses, ce qui permet d’éviter leurs effets secondaires et de concentrer leur efficacité sur le lieu de la douleur.

Y a-t-il des effets secondaires ?

Les effets secondaires sont exceptionnels, certains sujets étant plus sensibles que d’autres à certains produits (la calcitonine peut par exemple donner des nausées pendant quelques heures). 

Les allergies sont très rares. 

En réalité, le principal «effet secondaire» est l’apparition possible de petits bleus, notamment chez les personnes ayant une fragilité capillaire. 

En effet, la peau comporte de nombreux petits vaisseaux et les piqures ne peuvent pas toujours les éviter. Ces bleus disparaissent en quelques jours…

Est-ce vraiment de la Médecine ?

Oui, et pour preuve : la mésothérapie à visée antalgique (soulagement des douleurs) est reconnue depuis 2003 par l’Ordre des Médecins lorsque le médecin a suivi l’enseignement du Diplôme Inter-Universitaire de mésothérapie (DIU), dispensé à l’heure actuelle par 5 universités françaises.

Seules ces séances à visée antalgique sont prises en charge par la Sécurité Sociale sur la base du tarif d’une consultation de médecine générale.

Les séances coûtent néanmoins plus cher et le complément d’honoraires du Dr Tiano (en secteur 1) peut être pris en charge par certaines mutuelles qui proposent un forfait “médecins douces” ou médecines alternatives”. 

Les médicaments utilisés ont quant à eux un taux de remboursement par l’Assurance Maladie variable.

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